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19/03/2016

LES FUSILLÉS

CMCAS  - AMIS  LIBRAIRIE  DIDEROT

 Salle  Verdier  5 Avril  18 h 30

222 rue de Maupassant Nîmes

 

Claude  Pennetier  Directeur  du  Maitron  et  Raymont  Huard  historien  

 

Les  Fusillés

Les fusillés (1940/1944), Dictionnaire biographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otage ou guillotinés, sous la direction de Claude Pennetier, 

Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty et Delphine Leneveu, Editions de l’Atelier, 1952 

Les fusillés.pngGrâce à un travail scientifique et éditorial hors du commun et de nombreux partenaires, le grand public aura à sa disposition, pour la première fois, dans un seul et même tome, l'ensemble des biographies des personnes fusillées par condamnation par les autorités allemande en France pendant l'Occupation (1940-1944). Car si les déportés et internés de la seconde Guerre mondiale ont fait l'objet de nombreux travaux, les fusillés, autres victime de la répression nazie et de la collaboration vichyste demeuraient jusqu'à présent un corpus méconnu, sujet à des polémiques mémorielles. Il y a eu, au fil des décennies, des chiffres à discuter mais pas de listes, pas de dictionnaires, peu de biographies historiquement établies.

Les auteurs ont d'abord procédé à la redéfinition de la notion de fusillé, distinguant d'une part par la "justice légale" (les « fusillés par condamnation ou comme otages », et les guillotinés en France) et d'autre part une répression plus aléatoire, celle des exécutés sommaires qui sont présent sur une base en ligne accessible par un code donné dans le volume.

Aux fusillés par condamnation, donc, s'ajoutent les victimes de la politique allemande : des otages exécutés à grand renfort de propagande, désignés en fonction de leurs opinions et activités antifascistes, qu'il ne faut pas confondre avec les prises d'otages des derniers mois de la guerre débouchant sur des exécutions sommaires. Figurent également les condamnés par les tribunaux italiens, les condamnés par les Sections spéciales françaises puis guillotinés, et les condamnés par les cours martiales de Vichy (Milice et Groupes mobiles de réserve).

L'ensemble forme, à notre sens , les fusillés stricto sensu. Il s'attache aux notices relevant des Exécutions Exécution « légales ». Sont aussi signalés en fin de volume deux autres corpus : les femmes exécutées hors de France ou en France sans condamnation , et les suicidés morts sous la torture sans garantie d'exhaustivité. Les femmes condamnées à mort en France déportées en Allemagne et guillotinées hors du regard français, ou envoyées dans les camps de concentration.

Les suicidés et morts sous la torture étaient destinés au peloton d'exécution et il ne serait pas juste de les séparer des fusillés.

 

Plusieurs figurent dans le corpus des fusillés car suicidés dans les heures qui précèdent la 

fusillade, pour ne pas laisser aux nazis le droit de décider de leur mort.

Ils sont d’ailleurs souvent cités dans les documents par les fusillés.

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